Développement personnel

Programmation au voyage intérieur : l’écoute du monde des sens

Amélie Bonnet

La Programmation Neuro-Linguistique, le langage de l’écoute

 

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La Programmation Neuro-Linguistique (ou PNL) a été développée par John Grinder, linguiste, et Richard Bandler, informaticien.
Tous deux docteurs en psychologie, ils décident de mettre en commun leurs connaissances afin d’élaborer des modèles de communication efficaces basés sur le langage et l’écoute.

Après avoir observé des thérapeutes tels que Virginia Satir, Fritz Perl et Milton Erickson, le père de l’hypnose Ericksonienne, ils découvrent qu’ils utilisent des stratégies communes et ont, sans le savoir, des attitudes similaires instinctives et automatiques.
Dès lors, leur objectif est de découvrir comment procèdent ces professionnels dotés d’un talent exceptionnel de langage et d’écoute et qui excellent dans leur domaine afin d’en dégager une modélisation efficace.
Ils décident d’édifier des « modes d’emploi » performants en élaborant une série de techniques.

La Programmation Neuro Linguistique, c’est l’art de créer des changements positifs en soi et pour les autres.

Pour le comprendre, il faut connaître les postulats de la PNL qui sont les principes premiers à admettre par hypothèse.

  • La carte n’est pas le territoire (C’est la base ! Nous le verrons plus loin)
  • Derrière chaque comportement, pensée ou émotion, il y a toujours une intention positive
    (Oui, toujours !)
    Il s’agit là de poser un regard sur l’autre sans jugement.
    Trouver l’intention positive derrière un comportement permet d’envisager de nouvelles façons de voir, faire et ainsi de mieux nous adapter.
  • Nous faisons toujours les meilleurs choix
    (Oui, toujours !)
    Au moment précis de faire un choix, nous le faisons avec les moyens et les connaissances dont nous disposons.
  • Plus on a de choix, plus on a de possibilités de réussir et d’atteindre nos objectifs
    C’est en théorie « la loi de la variété requise ».
    Si nous avons plus de choix, nous avons de meilleures chances de gérer les imprévus et les problèmes.
  • Toutes les ressources sont dans la personne
    Chaque personne dispose déjà en elle de toutes les ressources dont elle a besoin. (Oui, oui !)
  • On ne peut pas ne pas communiquer
    Même sans parler, nous communiquons à travers le langage non verbal qui donne accès à de nombreuses informations.
  • Le niveau inconscient de la communication est le plus important
    C’est lui qui détermine le sens des relations humaines.
  • Le sens de la communication est dans la réponse qu’elle déclenche
    Ce n’est pas ce que nous disons qui est essentiel mais ce que l’autre comprend ! (Oui, oui !)
  • Le corps et l’esprit font partie du même système
    Le corps affecte l’esprit et l’esprit affecte le corps.
  • L’être humain est plus complexe que les théories qui le décrivent
    Nous avons des comportements, nous ne sommes pas nos comportements.
  • Le cadre dans lequel une situation est perçue détermine le sens qu’on lui accorde
    Nous pouvons aborder une situation sous des angles différents et changer le cadre permet d’en modifier le sens.
  • Il n’y a pas d’échec, il n’y a que des expériences
    Un échec équivaut à gagner une occasion d’apprendre !

Nous allons revenir sur le premier postulat de la PNL : La carte n’est pas le territoire.

Notre conception du Monde est basée sur notre culture, nos prédispositions neurologiques et socio-génétiques, nos sens, nos croyances, nos valeurs et nos souvenirs.
Nous percevons le Monde de manière subjective en s’inventant une représentation de la réalité et non la réalité elle-même.
En somme, notre conception est limitée par ce que nous sommes, ce que nous ressentons, ce que nous croyons et ce que nous avons vécu.
Nous fabriquons de la vraisemblance, ce qui, littéralement, est « semblable au vrai » mais la véritable question est « Est-ce que c’est vraiment vrai ? »…

Quelques chiffres

12 000 pensées positives + 48 000 pensées négatives
=
60 000 pensées par jour

2 500 pensées par heure
42 pensées par minute
1 pensée toutes les 7 secondes

A quoi êtes-vous en train de penser ?
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Pensées inconscientes : 50 000 000 000 d’octets d’informations par seconde
Pensées conscientes : 250 octets par seconde soit 0,000005% !

Et maintenant, avez-vous conscience de ce à quoi vous êtes en train de penser ?

Avez-vous conscience de l’activité des muscles de vos yeux pour diriger votre regard tandis que vous êtes en train de lire ?
Avez-vous conscience d’augmenter la taille de vos pupilles car la difficulté de lecture du texte vous stimule ?
Avez-vous conscience de bouger les muscles de votre main pour diriger votre souris d’ordinateur ?
Avez-vous vraiment conscience d’analyser le contenu de cet article? 

C’est en 1933 que le mathématicien polonais Alfred Korsybsky, interpellé par les problèmes récurrents rencontrés dans la civilisation occidentale, entreprit d’approfondir le fonctionnement de l’être humain dans son environnement, en étudiant la façon dont le système nerveux perçoit, interprète et modifie ce qui se trouve autour de lui.
Son objectif était d’établir une méthode permettant de mieux communiquer, de mieux comprendre et d’agir conformément aux faits et non à des représentations erronées, acquises ou innées, dont nous n’avons parfois même pas conscience.
Il a donc exprimé la notion que la visualisation personnelle du Monde passe par l’intermédiaire de nos cinq sens : la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût.

Ces stimuli externes ont une représentation interne dans notre cerveau = la carte !
Ces stimuli externes nous reflètent une perception externe du monde = le territoire !

En somme, notre inconscient est tout simplement la source à partir de laquelle nous opérons et il influence directement nos comportements.

Chacun d’entre nous se construit un modèle du Monde et celui-ci est différent des autres êtres humains, au même titre que nos empreintes digitales.

Chaque modèle du Monde est UNIQUE !

Maintenant que vous avez pris CONSCIENCE de cela, partons en voyage !

En quoi notre modèle du Monde est différent du monde
« réel » ?

  • La configuration et le fonctionnement de notre système nerveux
    Organes des sens et cerveau ont une structure propre et nos perceptions dépendent étroitement de cette structure. Notre cerveau ne capte qu’une partie seulement de la réalité physique qui nous entoure à chaque instant, les sélectionne et les organise d’une manière particulière.Nos capacités sensorielles sont donc limitées pour chacun de nos organes des sens et ces limitations sont communes à l’ensemble de l’espèce humaine.Exemple : L’ouïe n’est sensible qu’à certaines longueurs d’ondes (entre 38 et 680 millimicrons) mais cela n’empêche pas les autres longueurs d’ondes d’exister !
  • L’appartenance
    Nos relations d’interdépendance à notre famille, un groupe social ou une communauté nous limitent et exercent sur nous des suggestions évidentes en nous fardant de croyances, de valeurs et de critères.
    Ces influences ne sont pas toujours conscientes.Exemple : Les Eskimos possèdent une quarantaine de mots différents là où nous n’utilisons qu’un seul mot « neige ». Ils distinguent naturellement des neiges différentes là où nous n’en voyons qu’une !
  • L’histoire personnelle
    Nous sommes influencés en permanence par tout ce que nous avons vécu, et également par ce que nous anticipons et présupposons.

La carte n’est pas le territoire et chaque être est un pays où nous sommes les touristes !

 

C’est désormais une simple évidence de dire que la conscience que nous avons du monde extérieur est déformé par la conscience que nous avons de nous-mêmes. Non ?

Comment nos filtres personnels nous éloignent du Monde
« réel » ?

Notre cerveau a l’aptitude particulière de nous targuer de filtres de perception qui nous empêchent de percevoir le monde tel qu’il est objectivement, mais tel que notre perception le filtre subjectivement. Vous me suivez ?

  • L’omission
    Ce processus empêche toutes les informations contraires à nos croyances et nos valeurs de nous atteindre afin de maintenir notre cohérence intérieure
Exemples d’omissionQuestion à se poser pour se rapprocher
au plus près de la « réalité »
Il ne m’aime pasC’est qui il? De quel genre d’amour est-ce que je parle?
Cette fille est plus joliePlus que quoi? Par rapport à qui?
On ne m’écoute pasQui ne m’écoute pas?
Les gens me laissent tomberQui spécifiquement? Comment précisément?
  • La distorsion
    Ce processus modifie la signification d’une expérience et ainsi déforme la réalité.
    Il se traduit dans le langage courant par des malformations sémantiques et se présente sous 4 formes : la présupposition, la lecture de pensée, la cause-effet et l’équivalence complexe
Exemples de distorsionQuestion à se poser pour se  rapprocher au plus près de la « réalité »
Si mon conjoint savait combien je souffre, il ne me ferait pas cela…Sur quels éléments est-ce que je me fonde?
Un chat noir, ça porte malheurComment est-ce que je le sais? Selon qui?
Je me mets en colère à chaque fois que mon enfant ne m’écoute pasA chaque fois? Comment mon enfant cause-t-il cela?
Excusez-moi de vous déranger…Comment est-ce que je sais si je dérange?
Mon collègue ne travaille pas assez fort dans l’entrepriseComment est-ce que je sais que mon collègue ne travaille pas assez fort dans l’entreprise?
  • La généralisation
    Ce processus permet de faire face aux situations présentes en globalisant dans un « tout » les apprentissages selon nos références passées
Exemples de généralisationQuestion à se poser pour se rapprocher
au plus près de la « réalité »
Je n’ai jamais eu confiance en moiJamais?
C’est à cause du stress que je fais tout le temps le ménageComment et quand spécifiquement est-ce que je fais le ménage?
 Les jeunes ne veulent pas travaillerTous les jeunes?
 Je dois lui dire ses quatre véritésQu’est-ce qui m’y oblige?

Lorsque nous comprenons que ces filtres prennent une grande place dans notre vie, nous comprenons à quel point notre perception de la réalité est altérée.

Et si nous partions à la conquête du Monde « réel » ?

Notre carte du Monde nous pousse à réagir automatiquement à tous les événements qui se produisent en adoptant une multitude de comportements qui peuvent être limitants ou positifs dans nos vies.
C’est pourquoi nous sommes aussi bien capables d’accomplir de grandes choses que de nous sentir impuissants.

Pour changer de comportement, pensez avant tout à AGIR au lieu de REAGIR ! Accueillez les circonstances de chaque moment sans résistance, elles auront une belle vérité à vous révéler.

Dans chaque relation, vous devrez créer une relation de confiance et d’ouverture : être présent à soi et à l’autre. Pour cela, synchronisez-vous avec votre interlocuteur !
Adaptez-vous à sa posture, reflétez ses gestes, accordez-vous au ton et au rythme de sa voix.
Soyez attentif aux mouvements de ses yeux, ses gestes ou même les variations de la couleur de sa peau car ces micro-comportements sont le reflet de son état intérieur.

Cependant, en premier lieu, vous devrez développer votre ECOUTE afin de prendre contact avec vous-même et établir un rapport serein avec les autres.

Ecouter, qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ?

« Ecouter, c’est se rendre disponible physiquement, intellectuellement et affectivement pour percevoir, par tous ses sens, les informations dites et non dites par l’interlocuteur dans un esprit de bienveillance véhiculé par son attitude personnelle« .

Nous l’avons déjà vu, nous communiquons tout le temps !
Et une grande partie de notre communication inconsciente et non verbale – notre posture, notre gestuelle, notre respiration, le rythme, le volume et le débit de notre voix – a une signification extrêmement éminente que nous devons considérer.
Les mots ont un sens et ont leur importance mais, dans les relations humaines, la répercussion du sens des mots ne représente que 10% !

Nous savons combien l’aspect inconscient a un impact incroyable dans nos échanges. Nous comprenons donc que l’écoute active est indispensable pour favoriser les rapports humains, développer un climat de confiance et recueillir des informations que nous n’aurions jamais pu récolter.

Schéma simplifié d'écoute active

Mes 3 conseils :

1) Si vous décrochez d’une conversation, dites-le !

2) Reprenez toujours les mots exacts de votre interlocuteur

3) Répétez ce que vous avez saisi du message de votre interlocuteur afin d’être sûr de l’avoir compris

Tentez de donner une nouvelle perception à votre vie afin que « votre carte du monde » s’enrichisse à travers « leur carte du monde ».
Prenez le temps de visiter votre prochain, de le respecter, de le reconnaître et de le considérer tel qu’il est.
Ne cherchez pas à atteindre ou imposer une vérité mais écoutez-le simplement et acceptez-le.
En corrigeant vos représentations cognitives et en abolissant le pouvoir des modèles rigides qui vous emprisonnent parfois, vous édifierez progressivement des modèles de comportement plus flexibles.

Et si le plus beau des voyages, c’était de faire le bien dans le Monde ?…

« Ecoute-moi », texte de Virginia Satir

Résultats de recherche d'images pour « virginia satir »« Lorsque je te demande de m’écouter, et que tu me donnes des conseils, tu ne fais pas ce que je t’ai demandé.
Lorsque je te demande de m’écouter, et que tu me dis que je ne devrais pas me sentir ainsi, tu piétines mes sentiments.

Lorsque je te demande de m’écouter, et que tu crois que tu dois faire quelque chose pour solutionner mon problème, tu me brimes, aussi étrange que cela puisse te paraître.
Ecoute ! Tout ce que je te demande, c’est de m’écouter.
Pas de parler ou de faire, ou juste m’entendre.
Les conseils, je n’en ai que faire. Je peux accomplir mes choses, je ne suis pas sans ressource,
peut-être suis-je découragée ou hésitante, mais je ne suis pas impuissante.
Lorsque tu fais quelque chose à ma place et que je peux l’accomplir par moi-même, tu contribues
à ma peur et ma faiblesse.
Mais lorsque tu acceptes, comme un simple fait, que je sente ce que je sens, aussi irrationnel
que ce soit, alors, je peux cesser de vouloir te convaincre et travailler à comprendre ce qui se passe
en moi.

Et si un jour tu désires parler, je t’écouterai à mon tour. »

 

 

 

Je suis curieuse, qu’êtes-vous prêt à faire dès aujourd’hui pour vous écouter?

Avec toute ma gratitude

Amélie, Bienvenue chez toi

 

 

 

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